Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Le blog de André LABARTHE

Débat d'Orientations Budgétaires 2010 Oloron Sainte Marie

7 Avril 2010 , Rédigé par André LABARTHE Publié dans #Politique : Articles et Interventions Diverses

Débat d’Orientations Budgétaires 

 

salle-du-conseil-municipal-003.jpg   

 

  Ci-dessous, le texte de mon intervention lors du Conseil Municipal du 6 avril 2010.

 

                                  ---------------------

  

    Monsieur le Maire, une nouvelle fois, par le biais de votre rapporteur, vous venez de décrire l’impact de la crise financière et économique qui secoue aujourd’hui notre pays comme le reste de l’Europe et du monde. Il est tout à fait exact de dire que cette crise qui perdure, entraîne inévitablement des répercussions sur l’activité économique du Piémont Oloronais, sur notre ville, et engendre forcément des conséquences non négligeables sur la vie quotidienne de nos concitoyens.

Nous sommes réunis ce soir, comme le veut la loi, pour débattre des d’orientations budgétaires en préambule du budget primitif 2010 que vous nous présenterez dans quelques jours. Pour l’heure, je vais tout simplement me contenter de relever et commenter quelques éléments prélevés dans le document que vous nous avez communiqué.

Votre rapporteur vient de nous dépeindre une situation bien pessimiste des affaires de notre ville et je crains que s’il continue ainsi, il ne provoque une psychose générale chez nos concitoyens. Mais plus sérieusement, je pense que ses propos abusifs sont plutôt de nature à masquer un immobilisme bien réel.

Concernant la situation de la ville, vous avez rappelé les réformes politiques relatives à la santé et aux soins et vous déclarez rester extrêmement vigilants pour sauvegarder notre pôle de santé local et son Hôpital public. Il est vrai que la menace reste toujours réelle et que nous avons tous pour devoir de rester très attentifs à l’évolution de ce dossier. Mais si nous voulons conserver nos deux établissements de soins indispensables pour notre ville, mais aussi pour les territoires du Haut-Béarn et de la Soule, nous devons impérativement œuvrer pour mettre en place une politique plus volontariste afin de faciliter le rapprochement, de l’Hôpital et la Polyclinique, pour créer un véritable pôle de santé, vital pour l’ensemble de ces territoires.

Dans la rubrique concernant les produits des services du domaine et des ventes diverses qui comprend essentiellement les recettes des coupes de bois, vous faites preuve d’une certaine prudence, en évoquant une baisse de 38% des ventes en 2008 par rapport aux prévisions de l’ONF. Certes, le marché est en crise, mais ce n’est pas un phénomène nouveau puisque cela dure depuis plus de dix ans. Cet impact négatif pourrait aussi trouver son origine dans l’erreur commise par vous et votre municipalité, en abandonnant la présidence de l’association départementale des communes forestières qui nous était confiée et dont le poste est déterminant tant dans les décisions à prendre pour gérer la filière sylvicole que pour stimuler les ventes sur le marché du bois.

En page 11, dans votre intitulé « une action de vérité responsable », vous indiquez et je vous cite : « c’est en regardant attentivement la situation financière de notre commune et en prenant les décisions responsables qui s’imposent que nous y parviendrons, tout au moins en grande partie. »

Pour mieux charpenter vos critiques, vous mettez en exergue l’année 2004 qui selon vous serait en fait, à l’origine d’une grande partie du problème de nos finances communales, lorsque le transfert de personnel aurait permis à la commune de réduire ses charges par rapport à 2001 et 2002 si les charges de personnel n’avaient plus augmenté du tout.  

A vrai dire, je trouve l’argument que vous utilisez assez cocasse et c’est peu dire sachant qu’il émane d’une municipalité qui se veut de gauche.

Vous n’êtes tout de même pas sans ignorer, du moins je l’espère, que par une délibération du 26 février 2003, le Conseil Municipal de l’époque a pris la décision de faire passer le personnel communal aux 35 heures hebdomadaires en assumant, bien entendu, toutes les conséquences qu’une telle mesure pouvait entraîner tant en terme de personnel que de fonctionnement. Si je vous comprends bien, vous nous reprochez, en quelque sorte, d’avoir traité avec succès un dossier sociétal devant lequel vous vous étiez défilé sans vergogne et sans assumer vos responsabilités avant 2001. Pour l’occasion, je vous rappelle que cette loi votée en 1998, a été portée sur les fonds baptismaux par Madame Aubry, alors ministre de l’emploi et de la solidarité et votre première secrétaire nationale aujourd’hui.

Pour vous donc, nous avons fauté, fauté pour avoir appliqué la loi, votre loi, et fait passer les agents de la commune aux 35 heures, fauté aussi pour avoir titularisé les emplois jeunes dont certains avaient été d’ailleurs recrutés par vous-mêmes sans véritable plan de carrière, fauté encore pour avoir revalorisé la grille indiciaire du personnel de catégorie B, fauté enfin pour avoir transformé des contrats précaires en emplois pleins et donné une chance à des personnes qui travaillaient dans nos services de s’incérer sereinement dans leur vie professionnelle.

Avouez tout de même que recevoir de tels reproches d’une municipalité de gauche est un comble !

Et voilà que pour masquer vos carences et votre manque de responsabilité, vous embrayez sur l’éternel refrain socialiste bien connu des années 80, il n’y a plus d’argent, ils ont vidé les caisses.

Pourquoi avoir omis d’évoquer, aussi, les petits paquets cadeaux que vous nous avez légués en 2001 et notamment le chantier de l’espace Jéliote, lancé en pleine campagne des municipales. Dossier que nous avons entièrement assumé et sans passer notre temps à nous lamenter sur notre propre sort.

Une ville qui investit, inévitablement s’endette, c’est comme pour un ménage. Une ville qui investit est une ville qui vit, qui prospère et qui a de l’ambition pour l’avenir. Oui, pendant sept années nous avons eu l’honneur de gérer cette ville, de la transformer, de l’embellir, d’offrir des logements convenablement à bon nombre de familles, de redonner à Oloron Sainte Marie, un dynamisme perdu depuis plus de trente ans. Oui, je le dis, nous avons fait du bon travail, nous sommes fiers d’avoir fait cela et je sais qu’au fond d’eux-mêmes les Oloronaises et Oloronais sauront un jour reconnaître le bien fondé de toutes ces décisions.

Pour conclure, Monsieur le Maire, et si nous nous référons aux informations de votre document d’orientations budgétaires, bien que nous n’ayons pas tous les éléments puisqu’il nous manque principalement le montant du budget à venir, nous constatons une nouvelle fois qu’aucune grande ligne directrice ne viendra étayer votre politique municipale, ci ce n’est toujours la poursuite, tant bien que mal, des projets et des travaux que nous avions programmés.

Il semble donc que le budget 2010 ressemblera comme deux gouttes d’eau aux deux précédents et que la seule opération vedette devrait être l’annonce d’une nouvelle augmentation des impôts locaux. 

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :